Comme nous avions la chambre d'hôtel jusqu'à midi, on l'a quittée à 11h45. Nous prenons notre bus en début d'après-midi direction Bilbao, qu'on commence à bien connaître. Arrivés là-bas, on pose nos affaires au collège. L'hospitalero (= monsieur qui nous accueille) analyse les tampons sur nos credencial parce qu'il ne comprend rien à notre parcours. Et voilà qu'il se met à nous faire la morale parce qu'on s'est arrêtés une journée et qu'on arrive en bus. Il nous explique que dans le pèlerinage normal, on va jusqu'à Santiago à pied en faisant bien toutes les étapes, et qu'on en revient à pied. Je lui réponds légèrement irritée qu'on a eu besoin de se reposer à Santander, et qu'en plus on est sur le retour, qu'on a des obligations de dates et qu'on travaille, alors on ne va pas s'amuser à faire le retour du pèlerinage à pied. Il se trouve que je parle très bien espagnol quand je m'énerve. Il consent quand même à nous accueillir. Nous repartons aussitôt nous promener histoire que je me calme. Nous avons erré dans la ville qui fait toujours la fête, le long du fleuve il y a pleins de stands et de machines à pressions dehors, et les toilettes qui vont avec, dans des préfabriqués. Dans le vieux quartier, on sent que quelque chose de bizarre se prépare : tous les cafés sont fermés, on en trouve seulement un d'ouvert car il fait salle de jeux (flippers etc) en même temps. Mais on nous sert nos consommations dans des gobelets en cartons, et il y en a des grandes piles sur le comptoir… On dirait qu'il va y avoir des grosses beuveries à Bilbao ce soir. Pour faire passer le temps on visite la cathédrale de Santiago. Un défilé de grands personnages se prépare, car ils sont exposés dans un espèce de cloître :

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Puis comme on ne sait toujours pas quoi faire, on change de quartier et on trouve enfin un vrai café d'ouvert (il s'avèrera que c'était un bar gay). On y passe un petit bout de temps en commençant à faire un premier bilan de nos aventures…

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Pour finir la journée, on s'échoue dans notre restaurant fétiche :

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Cette fois Ronan prend comme moi, une petite soupe poulet-champignons, après quelques tapas, quand même (involontairement offertes par la maison, d'ailleurs). La télé du restau diffuse une course d'athlétisme, et tout le monde a les yeux rivés sur les exploits d'Usain Bolt, le coureur qui s'amuse à battre ses propres records sans arrêt. Puis on retourne à l'auberge où nous retrouvons notre très charmant hospitalero. Dans le dortoir, il y a seulement 2 pèlerins qui sont arrivés entre temps, et qui dorment.