Après une nuit bruyante, le collège étant situé à côté d'une route type périphérique et de la caserne des pompiers, nous quittons les lieux à 8h00. Notre bus est dans l'après-midi, ce qui nous laisse le temps de faire les touristes. Nous prenons un énorme petit-déjeûner dans un bar envahi de gens qui avalent un café avant d'aller travailler. J'ai pris en photo le pictogramme des toilettes des filles :

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Eh oui à Bilbao, on aime le foot. Ronan a cherché partout un maillot de l'équipe, mais il a fait chou blanc.

Nous posons nos sacs à la consigne de la gare routière, et nous prenons le métro pour aller voir le musée Guggenheim (art contemporain) de Frank Ghery. En chemin nous croisons cette église, où des gens prient déjà et se confessent, si tôt le matin!

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Toujours en chemin et dans un style différent, nous voyons ceci :

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Et enfin, une forme brillante au loin : le musée Guggenheim, à la sortie d'un quartier populaire.

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Le programme des expos annonçait une grande rétrospective de Murakami, artiste adoré de Ronan. Il était tout content jusqu'à ce que je m'aperçoive que l'expo se finissait en mai. Alors on a vu ça :

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Des voitures suspendues,

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Des grandes installations de Richard Serra, en acier (son mécène est Arcelor Mittal, on a trouvé ça très drôle. La crise ne touche pas l'art, non mais!)

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Des œuvres faites par des enfants,

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Une meute de loups suspendus par des fils et qui se jettent contre une paroi vitrée (explication : il s'agit d'une représentation du danger que les hommes courent s'ils suivent tous ensemble une même idéologie. Mais si, j'ai lu la pancarte!). La photo est bizarre mais c'est parce qu'on n'avait pas le droit d'en prendre.

Mais ce qu'on a préféré c'est l'ascenseur, il est immense, on à l'impression d'être des nains à l'intérieur.

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On n'avait pas non plus le droit de prendre des photos du bâtiment, à l'intérieur! J'en ai pris quand même parce qu'il ne faut pas exagérer.

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Bon, on a mis une note de 0/10 au bâtiment en tant que musée. Monsieur Ghery s'est bien amusé, mais les œuvres ne sont pas mises en valeur, la lumière dans les salles d'expo est jaune et moche, la signalétique est inexistante, et le hall d'accueil et la billetterie sont tellement bien pensés qu'on se croirait dans la queue de la Sécu. T'es nul Ghery.

Ah, il faut que je vous montre le gros chien en fleurs devant le musée :

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On a mangé…des tapas. Ronan a fait une photo artistique : on dirait une pub pour la San Miguel :

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Jusqu'à l'heure du bus, on s'est baladés. On a demandé à l'office de tourisme où on pouvait trouver des cyber-cafés. La dame nous a gentiment indiqué tous les endroits où il y a la wi-fi, mais sans ordinateur on va avoir un peu de mal… Le seul cyber-café qu'on trouve à proximité ferme dans 5 minutes et ne rouvrira que vers 17h00. On a été eu par les horaires espagnols plus d'une fois… Bon alors on va dans le vieux quartier qu'on n'a pas encore visité.

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La cathédrale de Santiago (Santiago=Saint Jacques de Compostelle, la fin du pèlerinage).

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Oh, un cyber-café! Quand on ne cherche pas, on trouve… On en profite pour dire à nos familles et amis qu'on est vivants.

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Je me suis toujours demandée comment c'était, un distributeur de billets, à l'intérieur. Maintenant je sais.

Après cette journée culturelle et touristique, nous prenons notre bus direction Laredo où nous allons dormir ce soir. Le trajet en bus nous a conforté dans notre idée que la sortie de Bilbao à pied doit être déprimante : des grandes surfaces, des usines, des immeubles en construction, des grandes cheminées qui crachent de la fumée, des bassins genre station d'épuration… On s'attendrait presque à voir une centrale nucléaire…

Laredo, station balnéaire… L'office de tourisme nous donne un plan. On tente une auberge : l'interphone nous répond que c'est complet. Des passants nous envoie sonner à un monastère : on nous répond aussi à l'interphone mais là on ne comprend absolument rien. Je commence à en avoir marre de parler à des portes! Finalement la bonne sœur descend. Elle voulait juste nous dire que l'entrée était juste à côté, en descendant un escalier… On frappe donc à la bonne porte, et ce sont des jeunes sœurs latino-américaines qui nous accueillent. Elles sont un peu étonnées et n'ont visiblement pas trop l'habitude des pèlerins, car Laredo n'est pas une étape en fait… On fait le chemin à notre façon effectivement… Après avoir payé, on s'installe dans la chambre où est tous seuls, puis on ressort manger en ville. Je veux des pâtes!!!! J'en ai ma claque des tapas! Malheureusement, après avoir arpenté la ville, on est désespérés de constater qu'on a le choix entre 10 000 restos et bars à tapas, un kebab, et un resto à touristes à 25€ le bout de poisson… Et il se met à pleuvoir des trombes d'eau. Et on est en tongs. La ville n'est même pas belle, comme toutes les villes balnéaires bétonnées. En plein mois d'août, où qu'on passe, c'est un peu dur de retrouver "l'esprit" pèlerinage. On n'a pas le moral du tout et l'impression désagréable de complètement foirer nos vacances. Pourquoi on ne fait pas comme tout le monde, plage, ricard, piscine et barbecue? On se rabat sur des hamburgers même pas bons, et on se couche…en espérant que la suite sera meilleure. Et pour finir en beauté cette journée, alors qu'on essayait de dormir, on entend des crissements répétitifs dans le couloir. Je me lève bien énervée, ouvre violemment la porte, prête à inventer des insultes en espagnol, et je vois passer un jeune homme qui aide une personne handicapée mentale à marcher…et qui faisait donc du bruit avec ses chaussures sur le sol. Evidemment je n'ai insulté personne mais j'ai surtout eu très honte, d'autant plus que l'accompagnant avait l'air vraiment désolé de nous empêcher de dormir. On sait déjà qu'on se souviendra de Laredo.

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