Dès 5h30, les pèlerins s'activent pour partir, à croire qu'ils font la course… A 8h00, Ronan a remballé nos affaires, mais j'explique à notre charmante hôtesse que j'ai encore besoin de me reposer un peu. Je demande finalement où je peux trouver un médecin. Le baragouineur français nous explique que si on veut passer une nuit de plus à l'auberge, il me faut un certificat. C'est bien aimable, mais moi je ne veux pas passer une nuit de plus ici, et d'ailleurs Ronan non plus. Maintenant il faut vraiment se reposer. On cherche le médecin, qui est en fait une sorte de permanence croix rouge : 3 personnes à l'accueil, qu'on a eu l'air de déranger. Au bout d'un quart d'heure d'échanges infructueux, on laisse tomber et on va demander l'avis d'un pharmacien. Je demande si je dois faire quelque chose de particulier pour me remettre vite d'une insolation. Il me dit non, il faut boire beaucoup, se reposer… C'est exactement ce qu'on comptait faire. Après le petit déjeûner on attend l'ouverture de l'office de tourisme pour avoir une liste des hôtels. Quitte à payer plus cher, on a préféré rester en centre-ville pour avoir tout à proximité : commerces, pharmacies… Nous voilà donc à 10h00 du matin à l'Hôtel Central, où après une douche merveilleuse, je me recouche illico. Je dors jusqu'à 13h00, me réveille pour grignoter nos dernières vivres, et me rendors jusqu'à 15h00. Pour s'occuper, Ronan végète en regardant le câble, tout heureux car on n'a pas vu de télé depuis 10 jours. Après que j'ai émergé, on lave nos affaires et Ronan suspend tout ça devant la clim'.

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Moi, malgré tout ce sommeil, je me sens toujours autant vidée de mes forces, c'est incroyable ce que ça peut faire, le soleil. En tout cas, je bois comme un trou et je vide des gourdes à la chaîne. Contrairement à moi Ronan a de l'appétit et nous sortons manger des tapas, encore et toujours… On se balade un peu, mais attention, pas trop longtemps au soleil…

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C'est là qu'on a mangé les meilleures tapas. On n'a pas tout perdu…

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"Los Raqueros : ces statues représentent des jeunes, personnages typiques de Santander décrits par José Maria de Pereda. A la fin du XIXème et au début du XXème siècle, ils rôdaient sur les docks et avaient pour habitude de plonger dans l'eau du port pour récolter les pièces que les curieux leur jetaient".

Nous faisons quelques courses… Comme nous avons définitivement décidé de rentrer, il faut maintenant organiser notre retour. On règle ça à la gare routière de Santander : on annule nos billets de bus San Vicente de la Barquera-Irùn et on rachète des billets pour faire Santander-Bilbao demain, puis Bilbao-Irùn après-demain. Je crois que je voulais tellement rentrer que je n'ai eu aucun mal à expliquer tout ça en espagnol à la guichetière. Ensuite on n'aura plus qu'à invoquer les dieux de la SNCF pour qu'on puisse changer nos billets de train Saint Jean de Luz-Paris… Puis nous retrouvons notre chambre d'hôtel apocalyptique (sacs à dos défaits, chaussures sales, fringues suspendues, sacs plastiques en tous genres, paquets de gâteaux entamés…), on regarde une émission française sur le câble (qu'on ne regarde d'ailleurs jamais en France…) et on s'endort dans un vrai lit, avec des oreillers et un vrai matelas.