Le retard s'accumulant, nous décidons de jouer notre carte joker : la carte "bus". Nous partons de Gernika vers 13h00, après avoir fait quelques courses (nous sommes à court de lessive…) au Eroski. En terme de grande surface, alors qu'en France on croule sous les enseignes Carrefour, Géant, Leclerc, Auchan et j'en passe, au pays basque il y a le Eroski et c'est tout.
Quand on se retrouve largués à Bilbao, on est tout perdus dans cette grande ville. On doit faire trois choses urgentes : aller à l'auberge, organiser notre retour en bus jusqu'à Saint Jean-de-Luz, et manger. On commence par ça. Puis direction l'office de tourisme où on nous apprend que ce n'est même pas la peine d'envisager un hôtel. Eh oui : il y a la fête de la ville qui débute, la plus importante de l'année… Et pleins de gens font la queue pour réserver des billets de spectacles et diverses manifestations qui vont avoir lieu à cette occasion. A San Sebastian, fête, Gernika, fête, Bilbao, méga-fête. Ils nous suivent ou quoi? En tout cas, une jeune fille surexcitée nous fait des croix partout sur le plan : la gare est là, le terminal de bus est là, les laveries automatiques sont là (Ronan veut absolument laver ses fringues dans les règles de l'art), le collège public qui sert d'auberge est là. On est parés.P1000747

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waaah les belles façades.

Nous arrivons au collège, mis à disposition des pèlerins pendant que les élèves se la coulent douce à la plage. On est dans un petit dortoir, à côté des vestiaires et des douches.

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Puis on prend nos affaires sales pour les emmener à une laverie, mais avant, on s'arrête à la gare routière juste à côté, pour prendre nos billets de bus de retour. Après un rapide calcul, on revoit notre copie : entre la durée des étapes et le temps qui nous reste, on fait une croix sur Ribadesella et on vise plutôt San Vicente de la Barquera, arrivée prévue le 27. Allez, je vous ressers la carte.

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Nous prenons également des billets de bus pour faire Bilbao-Laredo demain, car sortir de Bilbao à pied revient à traverser des kilomètres et des kilomètres de zones commerciales, friches industrielles, docks… Après avoir retiré nos billets, nous passons à l'opération propreté. Les 2 laveries sont dans le même quartier, assez loin d'où on est, et en plus j'ai un genou qui fait mal. On visite pendant le trajet le côté ville-portuaire de Bilbao. En tout cas, échec de la mission laverie : la première était inexistante à l'adresse indiquée, et l'autre était fermée les après-midi, au mois d'août. On est en août, et on est l'après-midi. Génial. Super. Nous revenons donc à l'auberge avec nos affaires sales, que nous lavons, à la main donc… Heureusement il y a une essoreuse, Ronan va pouvoir jouer avec.

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La journée se termine tranquillement, par des tapas comme d'habitude (il faut bien patienter jusqu'à 20h30 pour manger…). Dans le bar, on lit un article de journal qui parle des émeutes de Gernika. On n'a pas appris grand chose de plus que ce à quoi on a assisté. Puis nous avons mangé dans un restaurant improbable, "la casa de bambu", où tout est évidemment en bambou, du sol au plafond… Ronan a pris un petit menu léger. La preuve en images :

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ça c'est seulement l'entrée : des "croquetas variadas".

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Le plat : un poulpe, rien que ça! Il a mangé Carlo (les gens qui regardent Bob l'éponge comprendront).

Et voilà! En Espagne ils ne font pas trop de dessert je crois… C'est souvent un yaourt, ou du riz au lait.

A l'auberge on retrouve les 3 français arrivés entre temps. Ils ont l'air au bout du rouleau et en les entendant parler (et surtout râler beaucoup) on comprend que c'est leur dernière étape, et qu'ils ont hâte de rentrer.